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  • gerolffalter

Ce que nous allons vivre, est inédit

Updated: Aug 25


Le 16 septembre prochain aura lieu au Parlement européen un débat majeur sur l'épidémie du coronavirus et l’importante crise économique qui en découle. Nous vous invitons à participer à ce débat. Nous vivons un moment historique. Nous sommes confrontés à la pire crise économique en 90 ans, en Europe et dans le monde. Cette année, en tant que Belges, en tant qu'Européens, nous perdrons environ dix pour cent de notre prospérité. De plus, nous n'avons toujours pas vaincu le coronavirus. Quels sont les défis qui nous attendent? L'épidémie du coronavirus elle-même Le virus qui paralyse notre société est toujours parmi nous. Nous espérons pouvoir obtenir un vaccin dans la première moitié de l'année prochaine. D'ici là, l'incertitude règne. Nous ne pouvons pas retourner à notre existence « normale » et il reste de nombreux défis: - Comment pouvons-nous obtenir ce vaccin le plus rapidement possible? - Comment allons-nous le distribuer le plus rapidement possible à 8 milliards de personnes? - D'ici là, comment maintenir un équilibre entre la prévention des infections et le risque de perturbation totale de l'économie? - Comment éviter le chaos de ces derniers mois aux frontières intérieures de l’Europe ? Le défi économique est encore plus important

Une perte de 10% de la prospérité signifie que nous tous, entreprises, banques, particuliers, allons être très prudents avec notre argent et que nous allons économiser à un point tel que la crise s'aggrave ; puisque tout le monde fait des économies, on doit encore réduire plus les coûts et les dépenses... C'est précisément la raison pour laquelle tous les gouvernements ont contracté une nouvelle dette pour injecter de l'argent dans l'économie. Pour atténuer la perte de revenus, et plus tard aussi pour relancer l'économie avec de nouveaux investissements. L'Europe en fait de même, d’une façon inédite. Elle s’engage pour au moins 400 milliards d'euros de nouvelles dettes. C'est peu par rapport à la totalité de l'économie européenne, mais deux fois et demie le budget européen annuel. Comment cet argent va-t-il être utilisé de manière optimale ? Qui va payer les dettes et comment ? C'est sur ces thèmes que porte le débat politique, plus intense que jamais. Car l'opération est à la fois une nécessité incontournable et un pari gigantesque. Est-ce la grande opportunité de combattre le changement climatique? Bien avant la crise, l'Europe voulait prendre les devants pour réduire les causes du changement climatique. Nous pourrions développer de nouvelles technologies, nous améliorons la santé publique,nous devenons moins dépendants du pétrole et, à terme, nous réalisons des économies substantielles sur notre facture énergétique. Puisqu’il est de toute façon économiquement utile de faire de gros investissements, et puisque la survie de la planète est en jeu, rien n’est plus logique que de donner la priorité au « Pacte vert » (Green Deal) au moment où nous injectons en masse de l'argent dans l’économie, disent les partisans. D'autres veulent aussi investir mais ne veulent pas placer tous leurs œufs dans le même panier. La révolution numérique, l'intelligence artificielle, l'infrastructure vieillissante de l'Europe, nécessitent également des investissements, disent-ils. Qui aura raison? Enfin, il y a une question plus existentielle encore: faisons-nous toujours confiance au reste du monde? Jusqu'au début de cette année, le monde paraissait tout à fait ouvert: au commerce, au voyage, via internet. Le coronavirus nous a appris que les virus voyagent aussi, que nous dépendons de la Chine pour les masques buccaux, et qu’en temps de crise, la devise du « chacun pour soi » prévaut. Qu’allons-nous apprendre de ces leçons? Devons-nous constituer des stocks stratégiques d'équipements médicaux en Europe? Certains plaident pour imposer plus de restrictions au commerce des autres continents: à travers des normes climatiques et environnementales, des règles fiscales, des normes sur l'effet sur chaque région de l'Union européenne. Le libre-échange intercontinental est-il condamné? Pourrons-nous un jour à nouveau voyager à l'autre bout du monde sans trop de soucis? Voilà donc les défis majeurs pour l'Europe dans les mois à venir : - Pouvons-nous attaquer le défi du coronavirus ensemble, unis au sein de l’Europe, ou est-ce que cela ne fonctionne pas ? - Pouvons-nous atténuer la crise par l'endettement des prochaines générations, ou pas? - L'investissement dans la lutte contre le climat est-il plus important que les autres? - Devons-nous devenir plus prudents avec le commerce mondial ou l'étendre davantage? Toutes ces questions et bien d’autres seront abordées le 16 septembre prochain, lorsque la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, présentera au Parlement européen son état de l’Union européenne et ses projets pour l’année prochaine. Participez à ce débat. Faites-nous part de votre opinion, via twitter ou facebook ou par mail, sous forme de texte, de vidéo ou d’audio. Nous résumerons toutes vos réactions pour le 15 septembre et l'enverrons aux députés européens belges, avant le débat. Nous avons tous rendez-vous avec l'histoire cet automne. Ne le manquez pas !

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